"On ne se console de rien lorsqu'on marche en tenant une main, la périlleuse floraison de la chair d'une main.
L'obscurcissement de la main qui nous presse et nous entraîne, innocente aussi, l'odorante main où nous nous ajoutons et gardons ressource, ne nous évitant pas le ravin et l'épine, le feu prématuré, l'encerclement des hommes, cette main préférée à toutes, nous enlève à la duplication de l'ombre, au jour du soir. Au jour brillant au-dessus du soir, froissé son seuil d'agonie."
Parfois l'une parfois l'autre tout dépend ce que l'on demande à l'une puis à l'autre la droite m'est habile la gauche guère moins les deux me font la paire lorsque je crée un monde qui cherche son chemin
3 commentaires:
Question indiscrète
êtes-vous gauchère ?
"On ne se console de rien lorsqu'on marche en tenant une main, la périlleuse floraison de la chair d'une main.
L'obscurcissement de la main qui nous presse et nous entraîne, innocente aussi, l'odorante main où nous nous ajoutons et gardons ressource, ne nous évitant pas le ravin et
l'épine, le feu prématuré, l'encerclement des hommes, cette main préférée à toutes, nous enlève à la duplication de l'ombre, au jour du soir. Au
jour brillant au-dessus du soir, froissé son seuil d'agonie."
René Char
Parfois l'une
parfois l'autre
tout dépend
ce que l'on demande
à l'une puis à l'autre
la droite m'est habile
la gauche guère moins
les deux me font la paire
lorsque je crée un monde
qui cherche son chemin
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